Novembre
Le velours sombre de novembre
De nos mondes invisibles à nos âmes sorcières
Novembre arrive, enveloppant doucement nos vies de son velours sombre.
Après septembre et octobre, où nous avons ouvert ensemble Les Carnets des
saisons, nous poursuivons notre traversée, au rythme de la nature, de ses
métamorphoses et de nos paysages intérieurs.
Novembre est un mois singulier. Un mois de seuils, de passages, de murmures. Un
temps où la lumière se retire sans tout à fait disparaître, où le silence gagne du terrain,
où l’invisible semble se rapprocher de nous.
Entrer dans la richesse de nos mondes invisibles
C’est le temps de célébrer nos ancêtres, d’honorer celles et ceux qui nous ont
précédés, de reconnaître les histoires qui nous traversent, les mémoires qui nous
habitent, les forces anciennes qui continuent parfois de veiller en nous.
C’est aussi le temps de réveiller nos âmes sorcières.
Non pas celles des contes effrayants, mais celles des êtres libres, intuitifs, puissants,
longtemps redoutés pour ce qu’ils savaient, pour ce qu’ils étaient, pour ce qu’ils
osaient incarner.
Ces femmes qui n’ont plus à rougir de leur force. Ces hommes qui osent faire vibrer
leur féminin intérieur. Tous ceux qui n’ont plus à s’excuser d’être eux-mêmes, ni à
dissimuler leur sensibilité, leur intelligence, leur beauté intérieure ou leur puissance
créatrice.
Il est peut-être temps de ne plus avoir honte de nos propres forces. De retrouver cette
part de nous qui sait, qui ressent, qui pressent. Cette part indocile et merveilleuse qui
refuse de se laisser enfermer dans les histoires écrites à sa place.
La magie de chacun de nous
Car chacun de nous porte une magie singulière.
Une magie qui n’a besoin ni de grands sortilèges ni de pouvoirs extraordinaires. Une
magie faite de présence, d’intuition, de transmission, de courage, de liberté retrouvée.
LES CARNETS DES SAISONS · NOVEMBRE
Et si c’était précisément cette magie-là qui pouvait réenchanter le monde ?
Novembre nous invite à cette rencontre. À descendre doucement vers nos
profondeurs, non pour nous y perdre, mais pour y découvrir ce qui attend depuis
longtemps d’être reconnu.
À faire la paix avec certaines ombres. À écouter ce que nos lignées murmurent
encore. À accueillir la force de celles et ceux qui nous ont précédés, sans
nécessairement porter leurs blessures.
Recevoir l’héritage, sans en répéter toutes les douleurs.
Noëlle Lamy



